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réfutation solitaire «Refuser, réfuter, se rebeller, c’est revivre!» Maximus. Note: l'utilisation plutôt particulière et surprenante des termes réfuter et réfutation n'est pas une erreur de lexique. Ce choix est volontaire et compréhensible si on y pense un petit peu... Dans des situations exceptionnelles, on peut l’utiliser en ce sens. Lorsque je réfute une inertie, je réfute en fait, PAR CE ROMAN et par ses personnages, l’idéologie-socle de cette inertie et je récuse tous ses aspects collatéraux. En ce sens, «réfuter » emprunte également les sens d’exécrer, d’abominer, de récuser, de rejeter violemment avec fin de non-recevoir. Pour révoquer l’indolente condition de l’humanité, pour s’opposer en toute impérative nécessité à l’agenouillisme, étatisé par l’autoritarisme religieux, militaire, politique et policier, complices des asservissements citoyens, je somme l’esclave de réfuter le socle de ses chaînes et de renverser les pouvoirs millénaires et cyniques des gouvernances aux sollicitudes exclues! Je réfute du citoyen, mitoyen, son inertie morbide et fatale : sa volonté d’être l’arme gouvernante posée sur sa propre tête évidée par le nivellement analphabétisateur complicément accompli; son choix de favoriser les forces asociales de l’anéantissement; de rebrousser chemin, en toute conscience, devant la Vie, la splendeur, la civilité, l’empathie, l’intelligence, l’ouverture créatrice et je l’accuse de les remplacer par la barbarie, l’ignorance, la vulgarité, le mépris, la monstruosité, la haine de sa propre espèce et le déni culpabilisateur! Je récuse du citoyen son inertie morbide et fatale: sa vivacité à s’être élu victime du Molok économique qui l’écrase, mutile son humanité avant de le démunir de ses ressources vitales! Je réfute du citoyen sa cataplexie morbide et fatale: son désir d’être le maître asservi d’un État dénué de raison, qui se dit laïque mais dont la politique, du premier au dernier verset, est empreinte d’une religiosité formelle dictatrice dont la recette, écrasante de démunition est reproduite pour son efficacité à faire de cette planète le sanguinarium de ses idolâtries haineuses! Je réfute de l’Anthropos son écrasement morbide et fatal: son réflexe dégradant de répudier les outils de sa perfection, de polir les bottes métallisées du mépris démobilisateur dont il est l’objet et qu’il reproduit sur son semblable, de célébrer son ignorance pathétique et de moquer celui de ses enfants par lequel le savoir, la culture, l’éducation, l‘autonomie, la pensée, la compassion, l’empathie, la civilisation font un pas! Je réfute de l’Anthropos son inertie morbide et fatale: sa volonté socio-sénescente de s’inventer des haines bien commodes, sous-divisions guerrières et fratricides par lesquelles il ordonne à sa propre progéniture de massacrer, violer et défigurer pour ensuite s’en déresponsabiliser! J’accuse l’État, garant du droit citoyen, de déguiser en devoirs les actions desquelles découle l’abolition arbitraire de nos droits, dont le droit à l’évolution! J’abomine des citoyens leur endormissement morbide et fatal: leur élan à voter pour une vague, une mode, une cravate, une pancarte, de ne jamais lire les programmes qu’ils portent eux-mêmes au pouvoir et dont ils se plaindront ensuite, d’amener le mensonge politique à pulluler en favorisant les froussards qui déguisent leurs intentions! Je réfute du citoyen son indolence morbide et fatale: son discours cousu de déni fracassant, de manipulation idéologique et de narcissique allergie à l’altérité, lorsque par exemple il manifeste pour la laïcité devant les autres religions tandis qu’il réclame que l’on maintienne absolument la sienne comme étant un intouchable patrimoine! J’exècre de l’Anthropos son inertie morbide et fatale: sa cruauté abjecte lorsqu’il tolère durant des mois l’agonie de ses sujets incurables tandis qu’il se targue d’empathie envers des souffrants englués dans une fange imposée! Je réfute de l’Anthropos son inertie morbide et fatale: son réflexe autodestructeur de s’offrir lui-même en pâture aux oligarchies acharnées à faire de ses propres enfants le repas du lendemain! Je réfute des deux sexes leur endormissement morbide et fatal: leur acidité vomitive à se livrer une guerre abominable de haine, de rancoeurs, de reproches et de domination imbue de jugement à son aune propre, au lieu de se partager, d’évoluer ensemble, de découvrir, de se respecter, de s'écouter, de se supporter l'un l'autre dans l'épreuve et d’aimer! Je vomis de l’Anthropos son inertie morbide et fatale: son vif et révélateur réflexe de s’attaquer à la présomption d’innocence, de condamner d’avance, projetant sur le premier prétexte venu toute cette charge haineuse nourrie par son auto-aplatissement devant le réductivisme social! Je combats l’Anthropos pour son indolence morbide et fatale: ce réductivisme falsificateur de sa nature, lorsqu’il se voue à la corruption, l’amputation, la ruine de sa descendance, afin d’en atténuer par cette sape odieuse la grandeur naturelle et la pugnacité, d’en handicaper l’intelligence, d’en étouffer les sentiments et d’en faire la relève esclave et robotisée de nos pharaons modernes, ceux-ci toujours et toujours confortés, par cette soumission généralisée et incontestée, dans leur sentiment d’être une divinité régnant sur une nuée d’inférieurs! J’accuse l’autorité de l’éducation d’endormissement morbide et fatal : d’avoir soustrait des heures de réflexion pour insérer les activités spartiates par lesquelles s’exprime encore plus pesamment l’inhumanité; d’éviter le développement de l’intelligence critique et d’ignorer celui de l’empathie; de biffer des programmes les essentielles découvertes cliniques de la psychologie, et de tous ces penseurs et chercheurs par lesquels une humanité épanouie pouvait naître et vivre! Je décrie du citoyen son évidation morbide et fatale : cette nullité volontaire, cet àplatventrisme pusillanime et cette couardise féroce dans ses choix de consommation, face à l’autorité intimidatrice, fuyant devant l’effort humanitaire et intellectuel nécessaire à sa maturation! Je réfute de l’Anthropos son inertie morbide et fatale : sa volonté irrépressible d’infantilisme autoconcocté, de crédulité béate, de passivité suicidaire, d’opinions sans fondement lancées au hasard pour renforcer ses dénis; cette névrotique façon de manifester des avis contradictoires selon ses intérêts quotidiens, de mépriser, emprisonner, pendre, fusiller ses penseurs, de les plonger dans une misère abominable, afin de pouvoir se contenter de sa propre soumission confortable sans jamais avoir à se souvenir du devoir de s’en extirper! Je me dégoûte de l’endormissement morbide et fatal : l’imparable volonté citoyenne d’être un petit despote, d’accepter de minuscules pouvoirs dilués sur quelque quidam qu’il écrasera cruellement en échange de sa propre soumission à l’oligarchie qui jamais ne se sent menacée! Je réfute de l’Anthropos son inertie morbide et fatale : sa façon délirante de se vouloir complice de tout ce qui le rend minable, de célébrer ses monstruosités et de les répandre en prétendant n’y voir rien là que du naturel, de transformer la force évolutive en ennemie honnie! Je réfute de l’Anthropos son indolence morbide et fatale : la religiosité, les crimes commises par celle-ci contre l’humanité, sa démence lorsqu’elle souhaite l’apocalypse de sa propre espèce et des milliards de morts; son absence d’éthique et de psychologie, ses inquisitions, ses bûchers, ses condamnations perpétuelles, sa protection des agresseurs, sa manie de favoriser l’expansion des m.t.s. et une démographie excessive; l’écrasement et la destruction du féminin dont elle se rend encore honteusement coupable; sa cruauté lapidaire; son idéologie conquérante; son mépris de la différence; son autoritarisme véreux; ses chasses exterminatrices contre les athées dont elle détruit les réputations, salit la noblesse des objectifs, déforme le sens des écrits et en pervertit les théories fondamentales; sa vénération envers un dieu monstrueux, jaloux, guerrier, narcissique, nécrophile, incestueux, violent à l’extrême et intolérant! Je réfute également de cette religiosité sa corruption et sa déviation de la notion de compassion dont elle se croit l’unique représentante et qui n’en connaît rien; son mépris de l’humanité par ce détachement aristocratique déguisé en mysticisme; ce constant déni absolu quand elle ferme les yeux devant ses injures émises à tort et à travers, ses attaques gratuites; ses jugements odieux, déguisés en révélations spirituelles! Je réfute de l’Anthropos son inertie morbide et fatale : cette idée prédatrice d’avoir construit un dieu à son image, afin de pouvoir se disculper de son despotisme et imposant sa propre démence assassine par le biais des prétendues révélations de ce dieu d’horreur et de psychopathie! L’adoration de Dieu, est une bien subtile adoration de soi! Je réfute de l’Anthropos son inertie morbide et fatale : cette folie de tenir plus à ses haines qu’à ses amours, plus à ses rancoeurs qu’à ses compromis, plus à sa mauvaise foi qu’à la raison! Je désavoue de l’Anthropos son indolence morbide et fatale : son empressement putréfacteur à sacrifier à ses systèmes, idéologies, économies... des êtres humains! D’oublier volontairement que l’humanité devrait être prioritaire à ses systèmes, à ses croyances et à ses lois! Je réfute de l’Anthropos sa catalepsie morbide et fatale : ce primaire instinct du citoyen de recourir à des idées flétries, des amorces discursives décapitées, des élans irréfléchis, lorsqu’il s’échine à répandre sa vision du monde effilochée et déconstruite! Je repousse de l’Anthropos sa léthargie morbide et fatale : son irresponsabilité fumeuse, sa fuite guerroyante, sa pulsion fratricide effrénée, ses psychoses travesties en normalité, son vide idéologique célébré comme un accomplissement! Je récuse de l’Anthropos son immobilisme morbide et fatal : sa brutalité verbale, ses intentions funestes partagées dans le non-dit subconscient de la reptance d’une espèce sans éthique! Je réfute de l’Anthropos sa fixité morbide et fatale : son obsession à considérer comme un spectacle la destruction concertée de son prorpe monde! Je refoule de l’Anthropos sa catatonie morbide et fatale : la vivacité du citoyen à embrasser son roi malfaiteur en calquant ses agissements, en rêvant d’être à sa place plutôt que de travailler à construire une civilisation véritable où une équité de fait, et non de droit, serait favorisée! Je réfute de l’Anthropos sa paralysie morbide et fatale : cet élan à trahir son ami, à endommager l’être aimé et sa trouillardise servile envers son chef, alors même que ce dernier évite de corriger une société aux sombres intentions dévoilées clairement par les expériences de Milgram! J’accuse de pestilence la foule qui dans ses blogues, forums, émissions-poubelles radio ou télévisées, favorise le trollisme, l’exclusion, l’extermination des défavorisés, l’infraction éthique, le faufilement terroriste dans les oeuvres des biophiles, le mépris généralisé par le déni social! Je réfute du citoyen, croyant ou athée, la cruauté inquisitrice lorsque selon le modèle religieux, il impose ses dires et croyances, méprise la différence, tourmente le misérable, favorise l’oligarche et le démagogue, discrimine, domine, emprisonne, violente et assassine! J’accuse l’Anthropos de lapider exagérément le fautif qui lui est un miroir irregardable, tandis qu’il protège et dissimule ses propres perversions niées! Je déclame contre l’Anthropos sa folie à jeter sa petite et pourtant infinie haine sur les criminels de passage, tandis qu’elle élit, célèbre et envie les criminels de haut rang dont la démence est publicisée comme un modèle à imiter! J’accuse l’Anthropos d’utiliser les remugles de cet impénitent mépris envers lui-même et dont l’exhalaison transférée sur son semblable lui permet de se justifier et de condamner tout autre! Je réfute du despotisme d’affaires, néolibéralocrate ou conservatocrate, une prétendue élite qui s’est auto-élue Dieu, dépourvue d’intelligence, fervente de pensée positive, de cette idéologie aristocratique du «gagnant» par laquelle le reste de l’humanité dissemblable est traitée de «perdante»! Cette populaire assemblée de mièvrerie élitiste, je l’accuse de sectarisme acharné à répandre son vide identitaire, de reproduire son eugénique barbarisme, de sénilité intellectuelle planifiée, de diktat économique, de mépris involutif, de négation des solidarités incontournables, d’incompétence éthique, de néant artistique, de vide scientifique et d’absentéisme humanitaire! J’accuse l’Anthropos de se vautrer dans la frousse, terreur déguisée en satisfactions mesurées! J’accuse l’Anthropos de voter allègrement pour sa décadence, son abêtissement, et de jeter au feu sa planète, seul caillou connu à ce jour capable d’abriter la vie, et de faire de ce joyau une crotte sur laquelle il empile ses propres défécations déférentes, non pas insouciantes, mais lâches! J’accuse l’Anthropos de petitesse consentie et de sacrifier la pérennité à l’étroitesse, la permanence à la courte vue! J’accuse la critique et une part des médias corporatifs de fascisme culturel, de s’ériger en protectorat des haines bien commodes, de susciter la rage sociopathique, d’imperméabilité discursive, de rejet des méthodologies, de refus d’une corporation éthique lucide et objective! Je réfute de l’Anthropos incorrigible non seulement le méfait industriel monstrueux et irresponsable qui est un crime contre la vie, mais également son opposition : ces pensées vertes, si essentielles pourtant, de plus en plus comptables des rancoeurs par lesquelles elles risquent à leur tour la dérive despotique dont elles rendront imputable non le grand pollueur oligarchique, mais le petit travailleur ahuri déjà enfoui sous mille devoirs et autorités contradictoires! J’accuse la révolte lorsqu’elle ignore s’envisager civilisée et ne s’échafaude que dans le vandale dépourvu des abstractions idoines aux objectifs d’une révolution digne et fière. Je méprise du casseur sa bestialité asociale, sa complicité envers le pouvoir, son sabotage des révolutions indispensables, son salissage de la réputation du révolutionnaire organisé! J’accuse l’Anthropos d’esclavage perpétuel volontaire, lorsqu’il moque et réprouve le sentiment et l’intelligence. J’accuse le religieux et l’ignorant de dureté; j’accuse le laïque et le penseur de molesse! J’accuse l’Anthropos de mauvais parentage massif, de déni des faits, et de destruction de l’enfance! Je récuse le tétanisme de l’Anthropos lorsqu’il préfère se fier à des dogmes plutôt que de développer son jugement et son esprit critique, et il me rebute plus fermement encore lorsqu’il impose cet anéantissment mental et émotionnel à sa descendance! Je réfute de l’Art littéraire, ou qui se prétend tel, son minimalisme méprisant, réducteur, analphabétisateur et immobilisateur, son suicide poétique écoeurant, sa trucidation systématique de toute manifestation intensitaire et biophile, et j’en accuse les représentants d’enseigner et d’imposer cette ignorance abêtissante à une relève dès lors et d’avance dépourvue du socle de son humanité évolutive! J’accuse les représentants désertificateurs de cette extermination crapuleuse du saxifrage résilient d’effriter l’un des fondements les plus indispensables de la civilisation et d’ainsi participer au barbarisme, au déclin, à l’étouffement de l’humanité! Je m’accuse d’avoir aujourd’hui, une seule journée dans ma vie, porté des accusations vives et colériques, après avoir été accusé de tous les maux du monde presque chaque jour sans répondre. Je m’accuse amèrement, pour mes 50 ans, de faire partie de cet Anthropos et choisis dès maintenant de m’en retirer, rupture systématique et violente, nécessaire, urgente, survivante, afin de préserver la lucidité et le sentiment qu’il me reste! Je somme l’Anthropos de se responsabiliser et de monter au front d’une révolution civilisée et civilisatrice! J’appelle à une révolution irrésistible, d’ordre socio-artistique, psycho-humaniste, de splendeur constructive, idéologique et critique, de passion intensitaire et d’ouverture imaginative, biophile! Démontrer sa révolution dans un état de fait par lequel se défait l’État est la revendication qui de droit se prend et s’impose! Vive la révolution! |
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