Le drame des absolus

Rien n’est plus mensonger qu’une vérité.

LES Juifs; LES Noirs; LES femmes; LES hommes; LES incroyants… combien de préjugés se sont bâtis sur l’échafaudage des absolus? LES… dit-on. «ILS» sont bien comme ça!

Qui, ils? Depuis quand trouve-t-on deux individus identiques?

Apparemment, ne pouvant se soustraire à ses tautologies intimes, privé dorénavant d’haïr l’autre sexe, l’autre race, l’homme de toujours a conservé le discours tel quel, en lui substituant son sujet. Les nouveaux absolus : LES pauvres, LES B.S., LES «losers». Après s’être fait chipé les sujets de ses haines bien commodes, il en a tout bonnement trouvé d’autres. Nous avons maintenant la discrimination basée sur la classe sociale.

Un jour, éventuellement, celle-là sera éradiquée à son tour. Mais on la remplacera, encore et toujours.

Par quoi?

LES oreilles croches, que l’on donnera pour responsables des malentendus internationaux?

Tout, pour se détourner de l’objet réel de nos frustrations, de nos colères les plus profondes. Tout pour un transfert. Tout pour transposer de vieux désespoirs réels en accusations grotesques de groupes sociaux fictifs posés en coupables.

Il est plus facile d’haïr l’autre, l’inconnu, lui, là… que la source réelle de notre peur première.

Les haines bien commodes… nos vérités.

Surévaluée, terrible, meurtrière vérité.

La vérité que nous nous construisons est le justificatif des haines les plus signifiantes du déni que nous portons enfoui.

Samael, www.flamel.ca


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